Nouvelles:
100% de l'argent va à la construction des écoles !
Joignez-vous à nous ! Nous cherchons toujours des bénévoles.
Nous avons construit trois écoles grâce à votre générosité !

Lundi, le 27 décembre

Vientiane

Ce matin nous avons passé une seconde entrevue (encore une) à la Télévision nationale laotienne. Le reste de la journée sera consacrée au tourisme et aux magasins… nous recevrons famille (du moins celle des Phanlouvong) et amis plus tard dans la journée pour le dernier au revoir. Et comme c’est la dernière entrée au carnet de voyage, nous vous disons au revoir à vous aussi (à bientôt à ceux que nous allons retrouver à Winnipeg), et merci de nous avoir suivis!

-- Cédric

Dimanche, le 26 décembre

Vientiane

L’emploi du temps commence sérieusement à se resserrer. J’écris tout-de-même une ligne pour rendre compte des cérémonies d’adieu qui ont été offertes aujourd’hui à l'occasion de notre départ imminent, à nous membres de SKL et aux voyageurs de Kitchener qui nous ont accompagné une partie du séjour. Cela a commencé par une cérémonie religieuse dirigée par cinq moines bouddhistes, pour se terminer en grande fête avec musique, danse, nourriture et « Beer Lao » en quantité. Tout cela dans la rue/ruelle devant la maison d’un frère de Thongsay, les voisins vaquant à leurs occupations comme si de rien était. Enfin nous avons eu droit à un second festin le soir, cette fois si chez Panoy qui nous a généreusement accueilli chez elle.

-- Cédric

Samedi, le 25 décembre

Vientiane

Joyeux Noël à vous tous qui suivez le récit de nos périples au Laos! Il est vrai que nous sommes en réalité déjà le 27, mais on n’a pas toujours la chance de passer au cybercafé. Et vous aurez peut-être compris, en lisant l’entrée du samedi 24 décembre, que pour mon compte je n’étais pas en pleine forme ; en effet j’ai été malade trois jours à compter du 23/24 : fièvre, maux de tête, mal de ventre… mais je ne me plain pas, ça aurait pu être pire… et au moins je suis guéri pour le trajet du retour. Bref je n’ai pas vu grand-chose de ce qui s’est fait le 25. Je sais seulement que les autres sont sortis faire les magasins, et sont loin d’être rentrés bredouille. Setha et Ari sont ressortis dans la soirée ; et c’est avec regret que j’ai dû refuser l’invitation… (voir plus haut pour les entrées d'hier et d'aujourd'hui)

-- Cédric

Vendredi, le 24 décembre

Sabaidee! Bonjour! Hello! Vendredi 24 décembre 2010 – Le temps passe vite. Déjà la veille de Noël. Notre journée a été bien occupée. Aujourd'hui – nous avons rencontré des gens et visité des sites. Beaucoup de beau visuel tourné par Ken et moi et quantité de photos prises par Setha, Cédric et Ari.

Pour déjeuner : saucisson laotien, omelette à l'aneth et toujours bon pain baguette.

Tout près de la belle résidence où nous restons, habite un artiste sculpteur, Manith. Nous allons lui rendre visite. Ken l'a rencontré en 2009. Il était content de revoir Ken pour qui il a fait des bijoux l'an dernier. Nous l'avons filmé en train de sculpter un tronçon de bois rigide; son bouddha pensif est attrayant. Dans son petit atelier très rudimentaire, il travaille avec doigté et patience utilisant des outils modestes. Il le terminera pour Ken dans les prochains jours.

Vite en route vers le parc de Vat Xieng Khuan. La route d'accès est en partie en réparation. Il faut avoir une auto en bon état ainsi qu'un chauffeur habitué – Khane, le neveu de Panoy, est avec nous. Nous arrivons après trente minutes de trajet. Le site, créé en 1958 et situé tout près du Mékong, est plus petit que je le pensais. Les sculptures, d'influence bouddhiste et hindouiste, sont accrocheuses pour l'oeil. Elles sont nombreuses et un peu trop proches les unes des autres. Le bouddha couché est impressionnant et la citrouille pourvue d'une gueule de dragon se démarque, permettant d'avoir une vue d'ensemble sur le parc.

Puis nous allons au temple Wat Inpeng près du centre ville. Ce lieu très coloré est doté de façades dorées en bois sculpté. Des mosaiques de verre lui donnent un cachet unique. Des petits temples voisins, abritant des figures religieuses, charment par les teintes vives et contrastées. Elles invitent les gens à se recueillir.

Prochaine étape, filmer le coucher du soleil sur la promenade du Mékong, près de la statue centrale. De belles couleurs d'oranger et de rose. Il est près de 18 h. Les visiteurs côtoient les résidents qui marchent sur le large trottoir et jasent. Des enfants jouent au soccer ainsi qu'au sepak takraw. Ce grand emplacement semble bien populaire. Mais des travaux majeurs ne nous permettent pas d'apprécier l'ampleur du Mékong.

Au retour, Ken nous propose une gâterie. Nous allons prendre une crème glacée chez Swensen's. Setha, Ari, Mel, Khane, Cédric, Ken et moi, nous nous régalons.

À la maison, nous prenons un bon souper : soupe au poulet fumante et délicieuse, herbes parfumées, chou arrosé de l'huile traditionnelle, petits morceaux de boeuf baignés dans des légumes de la région et bien sûr, du bon riz chaud.

Ken trouve une solution afin de faciliter notre départ vers Bangkok. Après de nombreux appels, une ligne aérienne offre un tarif et un horaire satisfaisant. Nous partirons le 28 décembre en après-midi et nous irons prendre l'avion en Thailande près de la frontière du Laos. Nous aurons ainsi un peu plus de temps à Vientiane.

Ken a de la visite en soirée. Je discute avec Sengkheo. Setha et Ari sortent avec Mel et des amis – bar, disco sont au programme. Cédric récupère. Il a besoin de sommeil et de prendre des forces. Je jase avec Ken jusqu'à minuit. J'ai une pensée particulière pour vous tous au Canada et ailleurs. Joyeux Noël!

-- Francois

Jeudi, le 23 décembre

Vientiane

C’est avec un retard prévisible que nous prenons la route ce matin, direction Vangviang. Vangviang est un havre de touristes, une halte bien connue des routards venus parcourir la péninsule indochinoise. Et il est vrai que les paysages y sont à couper le souffle …presqu’autant que les innombrables secousses qui cahotent le voyageur s’y rendant en voiture. Mais ce qui fait, avant tout, converger les touristes en ce lieu, ce ne sont pas les pics rocheux dégoulinant de verdure, ni les ruisseaux qui traversent ses champs de riz. Ce qui fait la renommée de Vangviang, c’est ce tronçon de la rivière Nam Song que l’on descend à bouée ou en kayak, et où il suffit d’attraper une bouteille balancée dans sa direction tel un hameçon pour se faire hisser au comptoir de l’un des innombrables bars qui bordent ses rives. A cette attraction se sont ajoutées, au fil du temps, tournées en montgolfière et randonnées pédestres organisées… mais pour le bain culturel, ce n’est pas ici qu’il faut venir ; à regarder les têtes autour de soi, on se croirait presque de retour en Amérique du Nord…

-- Cédric

Mercredi, le 22 décembre

Vientiane

Nous commençons la journée par une interview au Rénovateur de Vientiane, hebdomadaire national francophone fondé il y a une dizaine d’années, au sujet de notre voyage dans la province de Champasak (du moins dans sa dimension humanitaire). Puis, la partie « travail » de la journée terminée, nous nous attelons au chalandage (Le Petit Robert de la Langue Française, éd. 2009 : Recommandation officielle pour 'shopping'). Étant donné certaines divergences dans les priorités de chacun, notre groupe se divise en deux ; ainsi, pendant que Thongsay et François rendent visite à un artiste chinois amoureux du Laos et font les comptoirs d'un des innombrables marchés de Vientiane, Setha, Ari et Cédric se lancent en quête de t-shirts et cartes postales, faisant étape au Patuxay, l’arc du triomphe laotien (dominant, comme il se doit, l’avenue Lane Xang—avenue du Million d’Éléphants—les Champs-Élysées de Vientiane) et au That Dam ou « Stupa Noir. » Enfin, Sengkeo a fait les marchés avec pour guide Panoy. La nuit tombée, nous nous sommes tous retrouvés à la maison pour manger et reprendre des forces avant l’excursion à Vangviang prévue demain.

-- Cédric

Mardi, le 21 décembre

La nuit dernière, en débarquant chez notre hôte, certains d'entre nous étions un peu perdus. Lorsque nous nous sommes réveillés le lendemain, nous avons pu explorer cet endroit mystérieux, qui s'est avéré un large domaine sur les rives d'un lac, comprenant de nombreuses chambres d'hôtes généralement destinées à héberger famille et amis de la propriétaire des lieux. Celle-ci n'est autre qu'une ancienne Winnipegoise, Pa Bounmy, qui a choisi de regagner la terre de ses origines en prenant sa retraite. Après le petit-déjeuner, nous sommes invités à emprunter les deux pédalos pour nous promener un peu sur les eaux du lac, puis sommes conviés à payer une visite à deux oiseaux exotiques ayant un talent pour l'imitation vocale.

Nous nous rasseyons pour un déjeuner rapide avant de reprendre la route en direction de Vientiane, où Panoy nous attend aux studios de la Télévision nationale laotienne pour une interview. Nous nous y rendons à toute vitesse après un court passage à la maison pour se rafraîchir un peu. En fin de journée, nous sortons manger puis nous baladons le long du Mékong, nous attardant devant les nombreux étales d'artisanat (pas toujours très authentique) destinés aux touristes.

-- Cédric

Les 16, 17, 18 et 19 décembre

Pakxe, le 19 décembre 2010

Pour cause d'un emploi du temps surchargé et de longues heures passées sur la route, il nous a été impossible les derniers jours de poursuivre notre carnet de voyage. On va donc tenter de résumer:

Le 16, lendemain de fête, a donc été une journée de détente… ou presque : en effet, nous avions tout de même rendez-vous, aux petites heures du matin (bon, d'accord… à midi) avec André, français expatrié travaillant au Réformateur, un hebdomadaire francophone basé à Vientiane. Ce dernier nous a réservé, à l'occasion de l'inauguration de notre seconde école, une petite place dans le prochain numéro… et nous promet une interview à notre retour de Pakse. Le reste de la journée a été consacré au tourisme et aux magasins : le Tat Louand (plus important temple du Laos, dont le stupa est le symbole de la capitale, au même titre que la Tour Effeil à Paris), Itecc, le parc expo, qui sert également de marché aux apparences de centre commercial comprimé, le supermarché Tang Frères, où nous avons pu refaire nos emplettes… et pour conclure la journée, Setha, Ari et Cédric sont sortis au karaoke pour célébrer l'anniversaire d'une cousine.

Le 17, c'était journée de départ : nous avions prévu de partir à 7h00 ; cela a donné 9h00 temps laotien, sans compter un arrêt au cybercafé. Nous avons quitté Vientiane sous un ciel couvert de nuages, décidément tenaces en ce début de "saison sèche." En l'occurrence cela ne nous gêne pas, bien au contraire : il est toujours plus agréable de voyager dans la fraicheur. Ça n'aura toutefois pas été une partie de plaisir, et nous serons bien content de débarquer à Pakse, après huit ou neuf heures de route : En effet, l'aspect de l'autoroute laotienne, une 2 voies plutôt sinueuse, n'entame pas la témérité des conducteurs laotiens. Peuplée tantôt de troupeaux de vaches, de cochons, de chèvres ou de buffles nonchalants (sans oublier les chiens omniprésents), tantôt d'une horde de mobilettes, la nationale laotienne traverse une multitude de villages, embrassée par ses maisons et commerces comme s'il s'agissait d'une rue marchande. Et lorsqu'un véhicule chargé à raz-bord de sacs de manioc vacille puis bascule sous nos yeux, la nervosité a du mal à redescendre ; une fois assurés de la sécurité des passagers du véhicule, que nous avons aidé à déchargé de sa cargaison, et suite à une première tentative de le remettre sur ses roues (abandonnée par peur qu'il ne se renverse de l'autre côté, ou encore de nous blesser), nous reprenons toutefois la route. Nous croiserons, quelques kilomètres plus loin, la scène d'un second accident, d'apparence plus sérieuse encore… Mais enfin la vue de notre hôtel à Pakse, édifice destiné à servir de résidence au roi du Sud Laos (forcé de fuir le pays avant la fin des travaux), puis complété sous la forme d'un hôtel par les communistes, nous fera oublier tout ça (enfin, presque…)

Le 18 décembre, nous débutons notre séjour dans la province de Champasak sur le pied de guerre. En effet, nous consacrons la matinée à la visite d’une première école au village de Ban Ngiew, à une vingtaine de kilomètres de Pakxe. Pour nous y rendre, il nous faut emprunter une étroite route de terre criblée de nids de poule et traverser deux ruisseaux à sec (l’un d’eux à l’aide d’un pont dont il nous faudra faire confiance à nos guides concernant sa solidité…) Une fois rendu, nous nous arrêtons d’abord auprès de l’école secondaire avant de nous rendre à l’école primaire : c’est à première vue un candidat idéal pour notre prochain projet. L’édifice est dans un état accablant, même s’il possède un toit quasi étanche (ce qui est loin d’aller de soi) et une plateforme en béton qui sert de plancher à deux salles de classes ; trois classes supplémentaires ont été ajoutées de part et d’autre de cette plateforme, portant leur nombre à cinq.

Le moins que l’on puisse dire est qu’elles ne manquent pas d’aération ; un claustrophobe y serait tout à son aise. Elles sont de surplus tout juste délimitées les unes par rapport aux autres par des semblances de cloisons, et l’on passe aisément dans la classe voisine sans devoir emprunter les portes ; on imagine aisément le brouhaha que cela doit être en période de cours… même si l’absence d’un mur sur la façade est permet d’apprécier la splendide vue qu’on y a du Mékong. Les chefs du village nous affirment que l’école accueille un total de 450 élèves, ce que nous avons du mal à croire, quand bien même les classes des niveaux 4 et 5 seraient divisés en deux groupes chacune (les élèves ne bénéficiant ainsi que d’une demi-journée d’enseignement). Notre visite terminée, on insiste à ce que nous acceptions un cadeau de noix de coco, qui auraient tôt fait de remplir la fourgonnette si nous n’avions mis fin au train mis en place pour nous les apporter.

Le reste de la journée est consacrée au tourisme, en l’occurrence une visite des ruines du Wat Phou, site classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco, et qui implique, pour s’y rendre, le transport des véhicules par bac afin de traverser le Mékong. Cet ancien site religieux, vestige de la civilisation khmer, déploie sa multitude de temples et autels de part et d’autre d’une série de volées d’escaliers plus à pic les uns que les autres. Leur escalade nous procure une activité physique bien agréable après les heures passées dans la voiture. De retour à Pakse, la journée se termine en boîte à danser autour de notre table, comme cela semble se faire dans les boîtes laotiennes, faute de planchers de danse.

Le 19 décembre enfin, nous retournons donc à Ban Ngiew où, si nous constatons certes un nombre important d’élèves, le compte reste loin des 450. Cependant, nos soupçons seront dissipés lorsque, ayant posé la question de manière plus précise, le chef du village et les enseignants nous expliquent que la maternelle se fait à un autre emplacement, et qu’une grande partie de la troisième année doit être envoyée dans les écoles avoisinantes, faute de places à l’école du village. Nous signons donc une entente, et sommes ainsi libérés de la charge que représente la recherche de sites pour nos prochaines écoles. En effet, étant donnée l'ampleur du travail qui s'annonce (l'école de Ban Ngiew accueil plus de trois fois le nombre d'élèves que les écoles de Ban Non Somboun et de Ban Thachampa combinées), il nous paraît plus judicieux de ne pas entreprendre un quatrième projet dans l'immédiat. Côté tourisme, nous prenons le reste de la journée pour visiter les chutes de Khone Phapheng, le Niagara de l’Asie du sud est.

-- Cédric

 

 

 

 

Lundi, le 20 décembre

Je dois tout d'abord commencer par m'excuser, et apporter une correction à l'entrée précédente ; c'est ce qui arrive lorsque, faute d'assiduité, il faut se remémorer l'ordre et le nombre des événements et activités passées... et ce embourbé dans la fatigue qui nous ascène régulièrement en fin de journée. Ce n'est donc pas le 19 que nous sommes retournés à l'école de Ban Ngiewh, mais bien le 20, date de l'entrée que je rédige en ce moment (cela vous donne une idée de mon retard). Le 19, la journée fut entièrement consacrée à la visite des chutes, à la déambulation dans les comptoirs d'artisanat attenants, et bien entendu à la route pour s'y rendre (qui accapare déjà une bonne partie de la journée). Pour tout dire, ça a été une journée—une fois n'est pas coutume—plutôt détente.

En ce qui concerne le 20 en question, à part la signature de l'entente avec les responsables du village de Ban Ngiewh, la journée a été passée sur la route. Nous nous arrêtons, vers 10h00, à deux ou trois kilomètres de Paksane, afin de passer la nuit chez une connaissance des Phanlouvongs.

-- Cédric

Mercredi, le 15 décembre

Vientiane

C’est avec un grand soupir de soulagement que nous sommes rentrés « chez nous » hier, vers minuit, après une soirée très animée. En effet, nous avons tous été pris de court par l’ampleur de la cérémonie d’inauguration organisée par le village : l’école, trônant d’habitude seule sur son grand terrain, était soudain perdue au sein d’une multitude de tentes, de jeux et, surtout et de manière plus intimidante, comme écrasée par une impressionnante scène de spectacle… Et c’est bien entendu de ce piédestal redouté que nous avons dû présenter nos discours; vedettes candides en ce début d’une soirée dores et déjà inoubliable. Mais, les réticences initiales surpassées, et suite à un somptueux cérémoniel de remerciements, nous avons tous pris grand plaisir à nous joindre aux festivités, prenant part à la danse et aux jeux, tout en faisant un effort de communiquer, difficilement pour certains d’entre nous, avec les habitants : tout cela accompagné, bien sûr, de mets et de boisson à volonté. Soulignons enfin que Southida Panoy, notre fameuse vedette laotienne, s’est joint à nous pour l’occasion, et a fait une contribution remarquee au spectacle.

Maintenant, c’est notre départ vers le sud qu’il nous faut préparer. Mais avant, nous avons bien l’intention de prendre une journée de repos (c’est tout relatif), afin de visiter, sans autres préoccupations, Vientiane, cette ville que nous habitons déjà depuis 6 jours sans avoir mis un seul pied dans l’un de ses innombrables temples.

-- Cédric

Mardi, le 14 décembre

C'est un grand jour : l'inauguration de l'école de Ban Non Somboun a lieu ce soir. La cérémonie n'est pas prévue avant 16h00, et nous profitons donc de la matiné pour rédiger nos discours. Nous allons retrouver Southida Panoy puis nous mettre en route vers l'école un peu avant le début des festivités.

-- Setha

 

 

Lundi, le 13 décembre

Nous avons été achetés des accessoires pour la pompe et pour son installation. Nous partons dans quelques minutes pour aller visiter l’école de Ban Non Sonboun, filmer si possible la finition de l’installation de la pompe, rencontrer des écoliers et les filmer.

-- Francois

 

 

 

Nous nous sommes mis en direction de Ban Thachampa, site de notre première école, quelques minutes après midi. Dans un minivan sans air climatisé, nous étions neuf à se faire secoué au gré des nids de poules, ou plutôt des cratères qui jonchent la route sur les derniers 24 kilomètres d'un trajet qui en compte 47.

Les enseignants et les enfants nous on accueilli à notre arrivé, et nous avons eu l'occasion de vérifier l'état de l'école après deux ans de service. De l'avis de tous, le bilan est plutôt positif, et nous étions content d'avoir à nouveau l'occasion de voir les jeunes écoliers s'adonner à une diversité de jeux en attendant la cloche annoncant la fin de la journée. Les salles de classe semblait plus vivantes, les murs décorés de posters pour l'apprentissage de l'alphabète, ou encore pour apprendre au écoliers à observer une bonne hygiène. Enfin, c'est un peu à reculons que nous nous sommes réinstallés dans le minivan, redoutant d'avoir à faire la route une seconde fois.

De retour à Vientiane, nous avions un invité pour le repas : Philippe Deprés. Il s'agit d'un Français ayant pris sa retraite et tout laissé pour venir habiter au Laos. Il nous a décrit les voyages qu'il a pu entreprendre lors de sa première année au Laos, ainsi que les quelques difficultés auquel on est confronté en tant qu'étranger parmi une population aux moeurs, et surtout à la langue différente de la sienne. Philippe nous a été d'un grand service au cours de l'année qui s'achève : il a effectué quelques inspections lors de la construction de l'école à Ban Non Somboun, en nous a transmettant photos et commentaires du progrès accompli a chaque fois.

-- Setha

Dimanche, le 12 décembre

L’équipe de SKL Inc. a fait plusieurs choses. Nous avons acheté des uniformes pour les enfants de l’école et deux armoires. Le temps est très humide et chaud. Plus que la normale de saison. Nous devons nous y habituer – boire beaucoup d’eau et chercher des lieux frais.

-- Francois

 

 

 

Il ne nous reste plus que 2 semaines et nous avons encore beaucoup à faire. Nous avons beau établir un emploi du temps quotidien, nous n'arrivons jamais à respecter les échéances. Le rythme de vie américain n'est décidément pas transposable au Laos.

Après avoir fait le marché afin d'acheter les uniformes et de quelques pièces de matériel, nous nous mettons en direction de Ban Non Somboun. Là-bas, nous filmons l'installation de la pompe à eau et prenons des photos avec les enfants. Nous même pu observer, avec une certaine satisfaction, l'eau sortir des robinets afin de remplir les bassins des WC. Avant de partir, nous avons mis en place les deux armoires dans deux des trois salles de classe.

Plus tard dans la soirée, les membres du Comité Jeune se sont rendus à une fête d'anniversaire tenue en pleine air, avec nourriture à foison, un plancher de danse et un groupe de musique... et, bien entendu, des bouteilles de Beer Lao à volonté ; celles-ci ont été bien utiles lorsque nous avons enfin cédé aux invitations à se joindre à la danse. Eh oui, les Laotiens n'ont que faire du jour de la semaine, chaque jour est bon pour faire la «boun,» c'est à dire la fête.

-- Setha

Samedi, le 11 décembre

Bonjour,

Le ciel est couvert ce matin a Vientiane et il fait humide, phénomène très rare en cette période de l'année, qui s'avère être la saison sèche. La nuit dernière, alors que nous (les jeunes) savourions nos boissons sur la terrasse d'un bar situé sur le toit d'un immeuble, il s'est soudain mis a pleuvoir, à la surprise de tout le monde. Plus tôt dans la journée, nous étions passés dans un magasin d'équipement de la maison étonnamment moderne, pour l'achat de la pompe à eau.

Nous avions par ailleurs prévus son installation à Ban Non Somboun, ainsi qu'une visite à Ban Thachampa, mais c'était sans compter le rythme ralentit de la vie des laotiens, qui ne semblent jamais pressés. Pour finir, après nous être arrêtés le temps d'une pause pho (prononcé "fe" : soupe aux nouilles typiquement indochinoise) nous nous sommes contentés d'une rencontre avec des représentants de Ban Non Somboun, puis avons aidé les villageois et écoliers à planter les arbres qui fourniront un peu d'ombre et de verdure au nouvel édifice.

Nous prévoyons un retour au village pour l'installation de la pompe et l'inauguration de l'école le 16 décembre en soirée. Cette date est celle qui convenait le mieux aux habitants du village, et n'objectons pas, même si ça implique un changement dans notre itineraire. C'est d'ailleurs ce qui fait le sujet de notre discussion ce matin, au cours d'un petit déjeuner d'oeufs, de nutella et de baguette (vestige de la présence française). A présent, c'est direction le marché pour l'achat des uniformes, des ballons et des armoires destinés à la nouvelle école. ...Nous espérons trouver un peu de temps pour la visite de la ville.

-- Ari

Achat d'une pompe pour le village Plantation d'un arbre pour la nouvelle école

Vendredi, le 10 décembre

J'avais bien été avertit de la durée du parcours de Winnipeg à Vientiane, et pourtant ce n’est peut-être qu’à la moitié du second vol que l’épreuve que représente un tel voyage m’a vraiment frappé; un sentiment qui s’est ensuite renforcé tout au long de la trentaine d’heure qui nous séparait encore de notre destination, en avion puis en car, à 17 valises et une dizaine de bagages à main pour un total de 9 voyageurs. En tout cas, pour l’instant c’est fini et je préfère ne pas penser au chemin du retour qui nous attend dans 3 semaines.

Ma première impression du Laos est légèrement gâchée par les démarches interminables, ainsi que la confusion qui règne à la frontière laotienne, confusion d’autant plus ressentie lorsqu’on ne comprend rien à ce qui se dit autour de soi. La poussière et la chaleur achèverait de ruiner l’aboutissement tant attendue d’un voyage sans fin, que seul l’aspect grandiose du Mékong, vaste et placide, réussit à sauver.

Une fois en route côté laotien, le premier aspect à me frapper est la présence, en nombre important, de panneaux publicitaires et autres marques d’une économie qui commence enfin à s’ouvrir; et à s’épanouir. En effet, si les descriptions qu’on m’avait faites du pays m’avaient préparé à l’étrange cohabitation du passé et du moderne, je ne m’attendais pas tout à fait à un phénomène de cette ampleur. Certains des immeubles les plus récents et les plus importants n’auraient aucun mal à se fondre parmi les nôtres… les concessions automobiles notamment, qui, jonchés ci et là dans un chaos de maisons et boutiques à toit de tôle semblent de réelles vitrines de modernité. ...Il reste que bon nombre d'édifices récents, en privilégiant les apparences sur la qualité, donnent l'impression de constructions légo plus qu'autre chose.

Enfin, la nourriture est délicieuse, les fleurs rivalisent de beauté et les étales débordent de fruits exotiques : mes attentes sont plus que comblées.

-- Cédric

Rencontrer l'autorité locale

Départ - Mercredi, le 8 décembre

L'équipe de SKL s'est embarquée en leur voyage personnel pour voir la nouvelle école de Ban Non Somboun.

Après le départ mercredi, le 8 décembre, ils arriveront jeudi à Bangkok, Thaïlande. Un arrêt par l'ambassade canadienne à Bangkok est programmé.

Ils voyageront pendant plus de 7 heures en bus au nord atteignant Vientiane, la capitale, le vendredi 10 décembre.

Find Us on Facebook

La Galerie Photo de SKL Flickr